La BRB adopte une nouvelle politique monétaire pour limiter les effets de l’inflation de la monnaie locale
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La BRB adopte une nouvelle politique monétaire pour limiter les effets de l’inflation de la monnaie locale

Par Jean Claude Kantore

Dans sa déclaration de ce jeudi 13 mars 2025 sur la politique monétaire de l’année, le gouverneur de la Banque de la Republique du Burundi (BRB) Edouard Bigendako a annoncé que cette banque centrale, dans le cadre des réformes en cours, prévoit adopter une politique monétaire fondée sur le ciblage de l’inflation d’ici 2026.

Ce changement d’après la déclaration vise à ajuster les taux d’intérêt en fonction des prévisions économiques dans le but d’améliorer la gestion monétaire et de renforcer la stabilité des prix.

Il a ensuite fait savoir que la BRB va maintenir son taux directeur à 12 % pour encadrer l’évolution de la masse monétaire et limiter les effets de l’inflation sur l’économie.
Selon lui, cette mesure s’inscrit dans une logique de maîtrise des tensions inflationnistes et de la préservation de l’équilibre financier.

Cette déclaration intervient dans un contexte économique marqué par des pressions inflationnelles et des défis monétaires nécessitant des mesures de stabilisation.

Selon les spécialistes economiques, l’économie burundaise connaît actuellement une inflation élevée, avec un taux enregistré de 38,1 % en janvier 2025.

Cette situation résulte de plusieurs facteurs, selon toujours ces spécialistes. Ils parlent de la dépréciation du franc burundais qui entraîne une augmentation du coût des importations.

Par ailleurs, les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la hausse des prix des produits de premières nécessité dont le carburant influence la dynamique des prix des autres produits au niveau national.
Ils ajoutent en outre que la pression sur les réserves de change constitue également un élément supplémentaire qui impacte la stabilité monétaire.
La modernisation du système financier constitue un autre volet des initiatives engagées de la Banque centrale.
C’est le cas par exemple d’un système de digitalisation sur lequel la BRB met l’accent. Selon le gouverneur Bigendako, ce système favorise actuellement les transactions financières, car il améliore la traçabilité des flux monétaires et renforce la transparence dans le secteur bancaire.

Cette transformation est présentée selon lui comme un levier permettant une meilleure gestion des liquidités et un suivi plus efficace des indicateurs économiques.

L’évolution de la conjoncture économique et l’impact des mesures adoptées par la BRB restent tributaires de plusieurs facteurs, notamment des tendances sur les marchés internationaux, de l’évolution des réserves de change et des politiques économiques mises en place au niveau national, commentent les spécialistes.


Ils ajoutent que les perspectives économiques et monétaires dépendront de la mise en œuvre des réformes annoncées et de l’évolution des conditions économiques internes et externes.

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